2016-05-Welcome-MagazineDepuis 2010, elle incarne à la perfection le personnage de Clem dans la célèbre série de TF1, véritable carton d’audience qui a attiré pas moins de 5, 5 millions de téléspectateurs lors de la saison 6 qui s’est terminée mi-avril. Une actrice pétillante fourmillant de projets, qui s’est récemment lancée dans son premier long métrage américain intitulé « porto, mon amour ».

  • Vous avez été connue du grand public grâce à votre rôle de Clem, qu’est-ce-qui vous a amené au métier d’actrice ?
    J’ai toujours été attirée par le milieu du spectacle. A l’âge de 9 ans, j’ai intégré une troupe de théâtre d’enfants et cela a duré pendant presque 10 ans. Le métier de comédienne me paraissait très précaire et ce que je voulais plus que tout c’était être indépendante financièrement. Je me suis donc inscrite dans une agence de mannequin, ce qui m’a permis de décrocher quelques contrats. Après mon bac, le directeur de mon agence m’a vivement conseillé de devenir comédienne et c’est lui qui m’a inscrite au studio Pygmalion. Six mois plus tard, une directrice de casting m’a appelée pour me dire qu’elle cherchait une comédienne avec un profil de mannequin. Je suis donc allée au casting sans pression, et c’est comme ça que j’ai décroché mon premier rôle au cinéma dans le film « 15 ans et demi » en 2008. Lors des premiers tournages, je me suis tout de suite aperçue que j’aimais ce métier et qu’il était fait pour moi.
  • Comment expliquez-vous le succès fulgurant de la série « Clem » ?
    Il est vrai que nous avons un public très fidèle. Je dirais que c’est une série qui parle au cœur des gens, une série qui aborde les sujets du quotidien aussi bien que les sujets de société, comme la grossesse ou l’homosexualité. Cela peut ouvrir le débat dans beaucoup de familles. De plus, il faut avouer que tous les personnages sont sympas et que le soleil de Victoria Abril contribue largement au succès de la série.
  • Le dernier épisode de la saison 6 montre votre personnage suivant son homme à la campagne pour l’accompagner dans son projet d’agriculture biologique. Avez-vous été surprise par l’évolution du scénario ?
    Je suis toujours surprise par l’œil des scénaristes, mais je trouve qu’au bout du compte c’est la meilleure tournure que pouvait prendre l’histoire. C’est d’ailleurs assez amusant car il y a quelques points communs entre le personnage de Clem et ma vie. En ce moment par exemple, j’ai très envie d’aller vivre à la campagne et je recherche une maison.
  • Vous êtes également maman de deux petites filles, comment conciliez-vous votre vie de maman et votre métier d’actrice ?
    Honnêtement sans ma famille, je ne sais pas comment je ferais. Mes parents et mes beaux-parents habitent tout près, et m’aident beaucoup. Mon mari m’aide aussi énormément et il s’est arrêté 6 mois à chacune des naissances. Récemment je suis allée tourner un téléfilm en Inde, mes parents et mes frères m’ont accompagnée pendant 15 jours et se sont occupés de mes filles, puis mon mari est venu les 15 derniers jours et a pris le relai. Cela m’a permis de garder un équilibre et de pouvoir voir mes filles tous les jours. De plus, grâce à ce métier je vis plein de choses différentes et c’est vraiment génial de pouvoir les partager en famille.
  • Une question récurrente, mais que tous vos fans se posent, y aura-t-il une saison 7 de « Clem » ?
    Oui, il y aura une saison 7 et probablement même une saison 8. Les tournages ont lieu de mi-mai à début novembre. Parlez-nous du film « Porto, mon amour », où vous donnez la réplique à Anton Yelchin. C’est mon premier long métrage américain entièrement en anglais. J’ai adoré travailler avec Anton Yelchin et j’adore le réalisateur Gabe Klinger, il a un sens vraiment très artistique. Ce film parle de la notion du temps qui peut être différente selon les situations. C’est une histoire d’amour, mais surtout l’histoire d’une nuit que les protagonistes passent ensemble à Porto, une nuit qui va changer leur vie à jamais et qui sera racontée dans le film en trois temps. C’est un beau contraste entre la vie au quotidien qui passe trop vite et le temps qui peut s’étirer lorsque l’on tombe amoureux. Mais c’est également une belle déclaration d’amour à la ville de Porto qui a été choisie pour des raisons urbanistiques et architecturales qui permettent de montrer dans un même cadre un témoignage évident du passage des siècles.
  • Notre magazine Welcome a consacré son dernier Carnet de voyages à Porto, qu’avez-vous pensé de cette ville ?
    J’en suis littéralement tombée amoureuse ! J’ai très envie d’y retourner, voire même d’y vivre. Le climat, la ville, l’accueil des gens, tout m’a plu. J’ai particulièrement aimé le goût et la finesse des habitants de Porto. La cohabitation entre l’architecture moderne et l’histoire de la ville est fascinante. De plus, ce cadre se prêtait parfaitement au scénario du film car mon personnage est archéologue.
  • Côté télévision il y aussi le téléfilm « Coup de foudre à Jaipur » qui vous a amené à tourner en Inde au côté de Rayane Bensetti.
    Oui, je crois énormément en ce téléfilm. À la base je n’aime pas les comédies romantiques, mais celle-ci a quelque chose en plus. Mon personnage est complètement différent de celui de Clem, ce qui me permet d’être dans un autre registre. J’ai adoré cette expérience.
  • Vous avez récemment fêté vos 30 ans, cela représente-t-il un cap dans votre vie de comédienne ? Comment aimeriez-vous que vos projets professionnels évoluent ?
    Dans ma vie professionnelle, mes 30 ans ne représentent pas vraiment un cap. Comme je fais plus jeune, j’interprète donc pour l’instant des rôles de femmes plus jeunes. Mais il est vrai que j’ai d’autres envies, comme par exemple de faire plus de cinéma et pourquoi pas de produire et réaliser des choses que j’écrirais moi-même. J’ai d’ailleurs créé ma propre boîte de production « Coffee & TV ». On m’a souvent dit que les femmes de 30 ans ont réglé leurs problèmes de la vingtaine tout en étant épanouie en tant que femme. J’ai tendance à croire que cela est vrai et je suis prête pour cette nouvelle décennie !

par Sandrine De Amorim