2017-01-Tele-PocheÀ l’heure où les amours de son personnage tournent au vinaigre dans Clem, la comédienne qui prête ses traits à l’héroïne nous livre les clés de la saison 7.

  • Dans une récente interview, vous avez déclaré être proche du burn-out… Êtes-vous sur le point de lâcher Clem?
    Calmons-nous ! L’interview à laquelle vous faites allusion ne fait que relayer un constat qui est le même depuis le début de la série : elle me prend beaucoup de temps, en tournage et en promo ! C’est forcément fatigant, ça mange la vie de famille. Parfois, on craque, et tous les ans, même si je m’éclate, je me pose la même question.
  • Mais y aura-t-il une saison 8 ?
    Oui. Elle est à l’écriture et je la tournerai. Il y aura beaucoup de changements. Je suis donc très curieuse de voir le résultat. Et je pense qu’on va bien s’amuser.
  • Pour l’heure, c’est la saison 7. Que pouvez-vous en dire ?
    Le personnage de Dimitri (Rayane Bensetti, ndlr) va vivre une grosse pression liée à ses études. De son côté, Caro va changer de voie et fait un burn-out, justement. Quant à Clem, elle peine à trouver ses marques à la campagne où elle a suivi Jérôme. Elle croyait que le bonheur était dans le pré, mais non. Si son mari s’épanouit dans la ferme de son père, Clem beaucoup moins.
  • Il s’épanouit surtout dans les bras d’une autre !
    Oui, mais il ne s’agit pas d’une infidélité basique, avec d’un côté le méchant don Juan et de l’autre la pauvre petite cocue. Cet adultère ne fait qu’exprimer le malaise qui s’est installé entre eux. Ce sont deux êtres qui se sont aimés et que ça rend tristes de moins s’aimer.
  • Que pense votre mari Adrien, papa de vos deux fillettes, lorsqu’il voit les tribulations amoureuses de son épouse à la télévision ?
    Pour être tout à fait franche, on ne débat pas des masses autour de Clem, d’autant qu’il n’a pas vu tous les épisodes. On ne se sert pas de la série comme thérapie de couple ! (Elle rit.)
  • Qu’avez-vous pensé de la décision de Rayane Bensetti de quitte la série après la saison 7. Surprise ? Déçue ? Triste ?
    Surprise, non, car Rayane a plein de choses à faire. Il a 23 ans et doit prendre le temps de déployer ses ailes. Déçue, non, si c’est son choix, je le soutiens. En revanche, je suis triste de ne plus le voir dans Clem, bien sûr !
  • Il y a une fille qui vous ressemble beaucoup sur la dernière campagne d’affichage pour un grand joaillier. C’est mes yeux ou c’est bien vous ?
    Non, non, c’est bien moi !
  • Alors vous revenez donc à vos premiers amours, le mannequinat ?
    Si tant est que je puisse parler d’histoire d’amour avec cette activité. Mais cette fois, je me sens vraiment considérée, il s’agit d’un travail d’équipe avec Alain Némarq, le PDG de cette célèbre marque de bijoux. Je suis chouchoutée. Ça n’a plus rien à voir avec ce que j’ai connu jadis, lorsque j’avais parfois la sensation de n’être qu’un morceau de viande.
  • Vous venez d’avoir 30 ans. Quelles sont vos ambitions d’actrice aujourd’hui ?
    Faire du cinéma, pas forcément de la comédie. J’ai eu une expérience, il y a quelques mois, qui a nourri cette envie : c’est le film Porto, avec le regretté Anton Yelchin (décédé en juin dernier, ndlr), un drame romantique pas forcément pour le public de Clem, car on m’y voit dans une scène d’amour assez réaliste. Je ne sais pas encore quand ce film sortira en France.
  • C’est le moment de faire passer un message aux cinéastes. Avec lequel rêveriez-vous de tourner ?
    Avec Alejandro Gonzalez Inarritu, Jean-Pierre Jeunet, Jacques Audiard. En plus, le cinéma, c’est un autre rythme de tournage, peut-être en accord avec ce que je recherche aujourd’hui.
  • À l’heure des bonnes résolutions, quelle est la vôtre pour 2017 ?
    Arrêter de fumer. Et trouver enfin l’harmonie entre mon métier et ma vie de famille.

par Olivier Petit