Lucie Lucas, enceinte durant le tournage, se confie sur cette huitième saison de Clem.

  • Que va-t-il se passer dans cette huitième saison de Clem ?
    Dans cette nouvelle saison, Clem est de plus en plus indépendante. Avec Alyzée, elle va vivre un événement traumatisant et elle va avoir un déclic : elle ne veut plus subir. Elle va devenir plus adulte et plus autonome.
  • Pourtant, Clem va aller jusqu’à mentir sur sa vie de famille pour avoir un travail…
    J’ai été surprise, car je trouvais que ça ne collait pas avec sa volonté de ne plus subir et d’assumer. Après, je ne peux pas juger: je ne sais pas ce que j’aurais fait à sa place. C’était une opportunité en or pour elle.
  • Cette saison commence durement : Clem et Alyzée se font harceler sexuellement… En avez-vous déjà été victime, en tant que femme ?
    Je n’aime pas dire en tant que femme, plutôt en tant qu’individu de sexe féminin… Ce n’était pas la même chose, mais depuis l’enfance, oui, je subis du harcèlement. Ça m’arrive moins aujourd’hui, mais encore parfois.
  • Durant le tournage, vous étiez enceinte. Comment l’avez-vous géré ?
    C’était compliqué, car j’ai été malade, Neuf mois de nausées, ce n’est pas marrant. Je me suis rendu compte que j’étais enceinte lors du tournage, aussi on n’a pas pu adapter le scénario.
  • Vous le regrettez ?
    Honnêtement, j’aurais préféré que la grossesse soit intégrée à la saison. Physiquement, cela aurait été plus simple, car je devais me mouvoir comme une personne qui n’était pas enceinte. Pour le metteur en scène aussi, car il devait créer des situations moins pénibles pour moi. Tout le monde devait s’adapter pour cacher ma grossesse, ce n’était pas pratique. Mais je trouve que l’équipe a fait un super travail !
  • Adrian, le personnage d’Agustin Galiana, prend de plus en plus de place au fil du temps. A-t-il apporté un nouveau souffle à Clem ?
    Bien sûr. Humainement, j’adore Agustin et j’adore travailler avec lui. Je regrette qu’on n’ait pas plus de scènes en commun. Son personnage est vraiment cool et apporte quelque chose de nouveau.
  • Si un personnage manque, c’est bien celui de Rayane Bensetti. Compte-t-il revenir dans Clem ?
    Je ne peux pas vous dire, je ne suis pas au courant.
  • Souhaitez-vous rempiler pour une neuvième saison ?
    Comme chaque année, on attend de voir les audiences et surtout les scénarios, mais la porte est ouverte oui.
  • Victoria Abril a révélé regretter le format d’épisodes de 52 minutes. Quel est votre avis ?
    Je ne suis pas d’accord. Avant c’était des épisodes de 90 minutes, aujourd’hui, c’est deux fois 52 minutes par soirée. Ce format est bon, mais c’est plus difficile  pour les acteurs, car on n’a pas plus de jours pour tourner. Il faut savoir gérer ! J’apprécie ce format, même s’il faut faire attention aux histoires, qu’elles ne soient pas trop isolées, sinon ça devient un feuilleton.
  • Y a-t-il une intrigue que vous rêvez encore de jouer ?
    J’aimerais que Clem s’investisse davantage dans le social. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce qui se passe en France, même si dans la série, on parle déjà de beaucoup de choses.
  • Vos filles Lilou 7 ans et Moïra 6 ans, regardent-elles Clem ?
    Elles ont envie, mais pas vraiment le droit !
  • Quels sont vos projets, outre ce troisième enfant ?
    Justement, il y a ce troisième enfant, et je veux prendre le temps de profiter de mon bébé. Je vais me reposer. Après j’ai des projets au cinéma et à la télé, mais rien n’est encore signé.
  • Si vous recevez des propositions, c’est que nous ne sommes pas ou plus enfermée dans le rôle de Clem…
    En effet, ça commence à s’ouvrir, et c’est génial. J’ai tellement attendu ! Je me rends compte de la chance que j’ai.

par Thomas Monnier