Dans cette nouvelle saison de Clem, l’héroïne va connaître de gros déboires sentimentaux. Les explications de Lucie Lucas, son interprète…

  • 2017-01-Tele-7-joursDepuis la fin de la saison 6, Clem vit à la campagne avec Jérôme et leurs enfants. L’amour serait-il dans le pré ?
    On y a vraiment cru, mais ça ne marche pas. Clem n’est pas forcément faite pour la campagne, alors que Jérôme, lui, se sent plutôt bien dans son rôle d’agriculteur. Mais c’est un travail éreintant, chronophage, qui laisse peu de place à la vie de couple. De plus, l’arrivée d’une autre femme ne va pas arranger les choses, même si elle ne sera pas la cause profonde de leur éloignement…
  • Vous-même, vous envisagez de quitter Paris. Lassée du fourmillement de la capitale ?
    Paris, c’est le cœur de tout. Mais, pour moi, cette ville est assez toxique. Au niveau des taux de pollution, bien sûr, mais aussi par l’intensité et le stress qu’elle génère. On est pris dans un véritable tourbillon. Clem a toujours le souci de préserver ses enfants…
  • Dans la vie, quel genre de maman êtes-vous pour vos deux filles de 5 et 6 ans ?
    Je suis protectrice, à ma façon, mais je n’ai jamais eu peur qu’elles tombent. Je les encourage toujours à essayer des choses, à écouter leurs envies, tout en respectant les autres. Et, surtout, à faire preuve de gentillesse. Tout est tellement plus facile quand on est gentil !
  • Leur interdisez-vous toujours de regarder la série ?
    Elles sont trop petites pour comprendre. J’ai voulu leur montrer Coup de foudre à Jaipur (un téléfilm diffusé en octobre sur TF1, ndlr), car elles étaient venues sur le tournage en Inde. Mais, au bout de cinq minutes, l’aînée s’est mise à pleurer en voyant que les fleurs de Rayane (Bensetti, qui joue Dimitri dans Clem) ne m’étaient pas destinées. Ça confirme que mes filles sont bien trop jeunes pour ce genre de fiction. Surtout avec leur maman au cœur de l’intrigue. Tout cela est trop confus.
  • Depuis ce tournage avec Rayane, vos rapports ont-ils évolué ?
    On a finalement peu de scènes en commun dans Clem. C’était donc l’occasion de nous rattraper. Notre complicité s’en est trouvée renforcée. On forme une bonne équipe, car on est très différents. Lui est ultra-connecté, alors je lui apprends des choses beaucoup plus classiques. Quand il a du mal à canaliser son énergie, je l’apaise. On aimerait tourner ensemble sur d’autres projets.
  • Après sept saisons de Clem, ne ressentez-vous aucune lassitude ?
    C’est toujours un plaisir de nous retrouver tous. On est là les uns pour les autres. À commencer par Victoria Abril, ma maman de cinéma. Elle m’a appris la générosité, la rigueur, et aussi à travailler davantage mon personnage. Elle possède ce souci du détail, même pour une scène qui, a priori, peut paraître anodine.
  • On vous verra donc en 2018 dans la saison 8…
    Oui, sauf s’il y a une audience catastrophique cette année ! En tout cas, cette saison est en cours d’écriture et sera très différente des autres.

par Frédéric Lohézic