2016-12-tf1proDésormais installée à la campagne avec Jérôme et les enfants, Clem se sent complètement délaissée. Isolée, elle cherche sa place sans parvenir à la trouver. Son couple sera-t-il assez fort pour résister aux tempêtes qui se préparent ? Eléments de réponses avec Lucie Lucas.

  • Le changement radical de vie est compliqué pour Clem. Comment l’expliquez-vous ?
    Dans la saison précédente, Jérôme est devenu plombier pour subvenir aux besoins financiers familiaux. Puis, il s’est rendu compte que ce métier n’était pas fait pour lui et il est devenu père au foyer. Il a ensuite essayé de mûrir un projet professionnel avant de décider de retourner à la terre pour devenir agriculteur, comme son père. Clem l’a suivi par amour et l’a soutenu. Ils s’étaient alors promis de préserver leur vie de famille et d’éviter au maximum Max, le père de Jérôme, un homme «toxique» qui avait déjà fait beaucoup de mal autour de lui. Pourtant, la promiscuité avec la belle-famille et les difficultés liées à la vie d’agriculteur vont avoir raison de leur doux rêve de vie au grand air. Jérôme se rapproche de son père et Clem se retrouve de plus en plus seule. Débordé et épuisé, Jérôme passe sept jours sur sept à s’occuper de l’exploitation et n’a plus de temps à accorder à ses proches. Tous les deux n’avaient pas mesuré à quel point ce changement de vie prendrait le pas sur leur vie familiale. Clem, qui est très citadine, vit d’autant plus mal la situation que son beau-père ne cesse de la rabaisser. Il la brime beaucoup et son mari prend peu sa défense car il n’a pas de recul sur la situation. Sans ses proches et avec un travail peu épanouissant dans un institut de beauté local, Clem est plus que jamais seule.
  • Valentin aussi a du mal à s’acclimater à son nouvel environnement…
    Il s’habitue difficilement à la vie rurale et son mal-être est visible. Clem est très inquiète car elle le surprend en train de téléphoner en cachette à ses grands-mères, leur demandant de venir le chercher. Il finit par préparer un petit sac et à fuguer. Voilà pourquoi à la fin de cet épisode douloureux, Clem pose un ultimatum à Jérôme en lui demandant de choisir entre le bonheur des siens et son métier. Ce sera sa famille ou sa vie d’agriculteur, mais pas les deux.
  • Sa rencontre fortuite avec Stéphane, qu’incarne Yann Sundberg, va bientôt lui redonner le sourire…
    Ce médecin, de quinze ans son aîné, a la tête sur les épaules. Père d’une adolescente, Charlotte, il jongle entre sa profession et ses devoirs de père. Clem est séduite par la sérénité qu’il dégage.
  • Elle assiste également à de gros chamboulements au sein de sa famille, notamment avec Caro qui souhaite changer de carrière…
    Lorsque sa maman décide de quitter l’univers de l’optique pour s’adonner à sa passion pour la cuisine et devenir traiteur, tout le clan la soutient à fond ! Personne ne se doute alors qu’elle s’épuise au travail. Devant un syndrome d’épuisement professionnel, il faut accepter de rester en retrait, faire confiance à la médecine, être patients et remplis d’amour.
  • Qu’est-ce qui continue à vous séduire dans votre rôle ?
    Je prends toujours autant de plaisir à incarner ce personnage. Nous sommes loin d’être des sœurs jumelles, mais je me retrouve beaucoup en elle. Tout comme Clem avait au départ envie de vivre au grand air, j’aspire aujourd’hui à faire de même. Je songe vraiment à quitter Paris pour m’installer à la campagne. Je suis moi aussi indépendante et mes enfants sont naturellement très importants pour moi. A l’image de Clem, je n’ai jamais hésité à faire des choix forts et enfin, je partage avec elle sa joie de vivre. J’ai donc énormément d’affection pour elle. J’imagine encore mon personnage évoluer. Je la verrais volontiers se lancer dans le domaine associatif. Si Clem m’accompagne toute l’année à raison de six mois de tournage, j’ai de nombreux projets. Porto, le film américain de Gabe Klinger, qui montre un visage très différent de moi, sortira prochainement. Par ailleurs, après avoir été le visage de la marque de vêtements Antonelle, je suis aujourd’hui l’égérie du joaillier Mauboussin.

par Vanessa Vincent